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Sarab (Lens- 2026)
SARĀB

SARĀB

Climène Zarkan fait son entrée en scène en chantant, la voix filtrée par un mégaphone. Le timbre est chaleureux, la mélodie évoque immédiatement nos clichés sur la « musique orientale ». Mais ce que l’on ne perçoit pas d’emblée — et que certaines photos révèlent clairement — ce sont les deux slogans collés sur le mégaphone. Ils annoncent la couleur : ce qui va suivre n’a rien d’une parenthèse douce et exotisante, mais bien un torrent de rock, de guitares saturées, de synthés nerveux et de basse galopante. On s’éloigne alors très vite de toute douceur orientaliste.
Nous voilà plongés dans un XXIᵉ siècle où les frontières, encore capables d’entraver les êtres humains — parfois pour mieux les broyer — se montrent heureusement perméables aux influences musicales. SARĀB revendique ce métissage : un ancrage oriental, des éclats punk et une solide colonne vertébrale rock.