À son arrivée au conservatoire, l’unique instrument qu’on lui propose est un violoncelle réduit à un tas de fragments, dépourvu de cordes et brisé en une multitude de morceaux. À huit ans, Timothée étale ces bouts de bois sur le tapis du salon et tente de deviner comment cet objet peut produire le moindre son. Les années passent, les professeurs se succèdent, et il finit par décrocher quatre distinctions, couvrant toute la palette des médailles possibles. Son violoncelle enfin reconstruit, il s’aventure ensuite hors des sentiers balisés, suivant une trajectoire musicale que les cartes traditionnelles n’ont jamais envisagée.